Vendredi 13 novembre 2009

Peu après la fin de carrière de Safin, zoom sur la force sûre du tennis russe. 


Marat aurait du symboliser son renouveau mais malgré le jeu, le style, la gueule, et la charisme, sa carrière est un semi-échec, comme s’il avait pris la pleine mesure de son talent qu’en de très rares occasions. Sampras s’en souvient encore…  Mais sa postérité n’en sera que plus belle, à mi-chemin entre talent incompris et génie des grands jours.

A l’inverse, Davydenko est toujours là mais tout le monde s’en fout. Chaque amateur de tennis peut affirmer que Davydenko ne fait rêver absolument personne. Mais lui peut, au prix d’une régularité flippante, être régulier au plus haut niveau. La comparaison avec la Russie nouvelle paraît facile et triviale mais a le mérite d’être tentée, entre maux et réussites nouvelles.

 


Aussi sexy que la Russie…


A l’image de son pays, Davydenko a un jeu costaud et chiant à en rendre jaloux Kafelnikov, basé sur une régularité et une endurance à toute épreuve, destiné à faire craquer tous les émotifs du circuit, donc bon nombre de joueurs. Davydenko ne quitte que très rarement sa ligne de fond de cour, mais est partout et renvoie tout, et bien. Même Pioline passe pour un génie à côté. A consommer avant une sieste donc. Il rappelle Hewitt par certains aspects, mais même ce dernier avait le mérite d’être un gangster sur le cour, de se battre comme un chien, et de le faire ressentir au public. Davydenko, c’est comme si le Kominform, puissant et aussi rigoureux que chiant s’était réincarné en un joueur de tennis, un sport pourtant jamais avare dans son histoire en romantisme, un peu à la façon d’un Ivan Lendl, jamais très populaire.

Le sponsor vient couronner le tout. Airness ! Dont même la ligue 1 se lasse… Vous imaginez la Roma en Kipsta, vous ? En temps normal, il aurait même du porter un pantacourt, ce qui aurait permis à son style de confiner au magique, mais il ne s’est pas laissé à cette blague de mauvais goût et l’a laissé à Nadal.



Mais qui a bien intégré le jeu capitaliste…


A l’image de la nouvelle Russie oligarchique, la transition vers l’économie de marché ne lui a guère posé problème. Pas un grand sentimental, le Nikolay, pas du genre à rouler en traband pour le style. Apres avoir clairement avoué qu’il jouait au tennis pour se faire un maximum de fric quitte à se faire un petit challenger de temps en temps à Cherbourg, il a même fait parti des joueurs suspectés de parier sur leurs défaites. Ca vous situe la classe du bonhomme qui n’a que faire de son image publique.

 

Ce qui finalement, -là où les Tsonga, Monfils passent leur temps à copier leurs anciens et à faire les zouaves pour se mettre le public en poche, là où Federer passe pour un gentleman bien sous tout rapport, là où Djoko est un clown finalement très consensuel qui plaît aux publicitaires de Head, là où tous les joueurs feignent de s’apprécier-, le rend plutôt sympathique…

 

 

 

 Un homme heureux après ses victoires, surtout celle de Varsovie (sic)

Par Idir Babaci & Magnus Norman - Publié dans : Tennis
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Mardi 10 novembre 2009

Après le 11 du PS, analyse d'une équipe gouvernementale soudée et bien regroupée derrière sa vedette.
Un 5/4/1 hyper rigoureux, "tout le monde à sa place", aucune émotion, aucune folie, aucune faille. Van Gaal aurait pu en être le maitre mais en réalité, le schéma est plus complexe.

Les joueurs 

Au goal : 
Dati parce qu’il fallait la voir à un poste clé et visible.

Défense centrale à trois :  Devedjian et Copé -la clique de l’ile de France-, ceux qui ont des rêves de grandeur, qu’on met là pour calmer les ardeurs + Lagarde spécialiste des plans de relance dans l’axe.

Arrière droit :
Alain Madelin « je suis libéré/al sur mon côté où je peux m’exprimer seul ».

Arrière gauche
: 
Boutin pour son impact physique même si elle manque de vivacité, elle aussi à droit à la vie dans cette équipe, Lagarde et son physique élancé surveille au cas où.

Deux Milieux Def
s : 
Hortefeux et Besson, « on encaisse les coups pour les autres, c’est normal, mais on est aussi là pour en mettre surtout si c’est basané ».

Milieu gauche Dupont-Aignan, le gaulliste social perdu sur son aile.

Milieu droit
: 
De Villiers est présent sur son aile pour son apport en terme d’idées de jeu avant tout.

Attaquant façon Tony Montana  : Sarko, "yé vé tous vous niker et vous allez m’écouter !"



Le Staff

Le Président :  De Gaulle, mais plus personne ne le supporte sauf De Villepin qui a fini au pôle entretien du stade, on pense le remplacer par Berlusconi, le modèle.

Coach :
 
Borloo qui est trop saoul pour courir.

Assistant : Nathalie Kosciusko-Morizet, la techno qui analyse tout, tout, tout.


Waterboy,
promotion récente de coupeur d’oranges : François Fillon.

Pôle formation jeunes : Jean Sarkozy, ou comment réussir vite et bien.


Président et porte-parole du club de supporters
 : Xavier Bertrand et Frédéric Lefevbre. Toujours prêts à dénigrer l'arbitre et à croire en leur équipe, même quand elle commet des fautes lamentables ou frôle la relégation. Ils vouent un culte infantile au petit avant-centre Tony Montana.
Par Idir Babaci - Publié dans : Politique/Actualités
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Lundi 9 novembre 2009
Dans la catégorie "sports improbables", je demande le kiiking!
Le quoi?
Le kiiking est un sport improbable inventé en Estonie par Ado Kosk en 1996.
Le principe est simple : une balançoire dont les deux cordes sont remplacées par des bras en fer. 
Le "kiikeur" (la qualification exacte n'est pas précisée) est attaché à la balançoire, sur laquelle il est debout, par les pieds.
Le but transcendant de ce sport est de se balancer de plus en plus jusqu'à réaliser un looping autour de l'axe de la balançoire...
Le brillant concepteur de ce sport a remarqué que plus le rayon de rotation était grand, plus le tâche était ardue. Il a donc construit une balançoire à bras téléscopiques pour pouvoir se dépasser et challenger ses amis (estoniens de préférence).
 
Notons que le record du monde est fixé à 7m02 pour les hommes par Andrus Aasamäe, et à 5m81 pour les femmes par Kätlin Kink.
Le record  des USA (qui a été réalisé en Estonie) est détenu par Matt Dart à 5m31.
Voici une pratique culturelle donc Mickey Mouse et Ronald MacDonald ne viendront pas à bout si facilement!
Néanmoins, les inventeurs se plaignent d'un développement trop lent du sport, du au manque d'infrastructures.
Notez que l'on peut louer des accessoires de kiiking pour de nombreuses occasions, comme des séminaires d'entreprises ou des barmitzvas.
=> "hé Michel t'as vu au séminaire teambulding de Vezoul, y'a Josiane la secrétaire de la compta qu'a fait du kiiking, on lui a vu le cul c'était génial!"
Je vous laisse consulter le le site officiel du kiiking.
Voici une petite vidéo de Kiiking pour vous rendre compte de l'étendue des dégats!
Je vous laisse pour finir avec un morceau choisi de ce site, qui fait l'éloge du sport : The funniest happens if some women in skirt is on the swing – all men run to watch.

 

 

Par Camembert Orange - Publié dans : Improbable
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Samedi 7 novembre 2009


"Dans la ville de Salvador Dali, seule une moustache fournie pouvait aider l'USAP à grandir."

 

Depuis leur finale en 1998 contre le Stade Français, première au Stade de France et première de l’ère du rugby pro en France, l’USAP est la grosse équipe de losers du championnat de France. Régulièrement qualifiée pour les phases finales (bien que celles-ci disparaissent de plus en plus, plus de quarts de finale au couteau et d’ici quelques années, plus de demies… et un championnat baptisé « TOP 12 Boucherie Bigard »), les Catalans semblaient incapables de gagner ces matchs chauds hormis quelques exploits toujours incompris qui font partis des irrégularités historiques de ce pays, comme une victoire de la gauche. (cf Toulouse à la Mosson en 2004, Lanelli en 2003).

 

Indisciplinés, aussi créatifs qu’une équipe de mini-poussins du comité du Jura, les Catalans s’en remettaient à leur pack terrifiant guidé par Goutta, le nouveau venu Nico Mas et au génie d’un Manny Edmonds pour exister le temps de quelques grands matchs. Demandez donc à Bomati, ailier de l’époque  de vous expliquer comment l’USAP avait inventé le rugby à 10, et comment les ¾ étaient devenus, pendant ce temps, maîtres dans l’art de chercher des trèfles à 4 feuilles sur les pelouses de France et de Navarre. D’ailleurs lors de la saison 2002-2003, Souverbie a fini premier au classement avec l’exploit historique de 4 trouvailles en une mi-temps.

 

Les entraineurs se succédèrent, de Saïsset, parfait dans le rôle du vieux sage incompris, aux éducateurs Boher et Ducousso, le problème demeurant intacte, l’USAP n’avait en rien le profil d’une équipe de vainqueurs, à vrai dire, ils faisaient figure de beaux perdants, presque romantiques, toujours présents mais jamais en haut de l’affiche, avec un des plus beaux public de France, toujours fidèle, toujours prêt à insulter les Narbonnais de « gavatx », qui me remémore cette citation de l’écrivain Nick Hornby qui suggérait très justement que « l’essence même de la vie d’un supporter était la frustration engendrée par les défaites successives de son équipe. »

 

Dans cette cour des grands, l’USAP a vu le club de Blanco, le BO, entrer dans la hiérarchie aussi vite que le ventre du génial arrière français a grossi, en restant coincé derrière sans solution sportive, malgré le développement économique du club promu par Dagrénat, le chef d’entreprise des supermarchés « Mammouth » qui souhaitait mettre un bon coup de fouet dans un club pourri par une direction paternaliste et peu ambitieuse comme celle qui a conduit le RC Narbonne en ProD2 (oui maintenant même la D2 est pro, et Béziers joue en fédérale 1…)

 

Malgré Herbert (rires) ou Dan Luger, l’USAP stagnait, en haut, certes, mais stagnait.

 

Il aura fallu l’arrivée de Jacques Brunel, sorcier gersois, les restes de foie gras perdus dans la moustache pour que le déclic arrive. 

 

 

 

 



« Mais en fait, c’était toujours mieux avant. »

 

Février 2008, l’équipe est au plus mal, engluée dans le milieu du tableau, sans leader de jeu, Porcu venu tout droit de Toreilles sort de sa préretraite en tant que joker et emmène les Usapistes à la victoire à Jean-Bouin pour la première fois depuis perpète.

 

Verdict, un sans faute et une demie en 2008.

 

Un titre en 2009.

 

L’USAP première à la mi-saison 2009-2010, et ce malgré un nombre de blessés aussi important qu’il n’y a de beaux gosses dans l’équipe de Bourgoin.

 

Cali n’a donc même plus besoin de chanter « c’est quand le bonheur?» -entre nous, c’est pas plus mal-

 

Mais maintenant que l’USAP gagne, ce club est devenu un club de petits bourgeois gatés, Nico10 et Porical se font huer pour une pénal-touche non trouvée, l’ambiance est de moins en moins chaude, une asso de supporters, « presqu’aussi cons que des militaires » (cf Renaud), la « Bronca 2003 », s’inspire du foot et développe à son tour des chants remplis de lyrisme, le « premier quart d’heure catalan » qui voulait que les gros défoncent tout, prennent 15 points d’avance pour ensuite perdre le match n’existe plus, le stade est fermé, plus de trous d’air, on voit des essais à Aimé-Giral avec des ¾ qui savent faire des passes, il y a beaucoup moins de bagarres générales, plus communément appelé « ouillades » et il faut acheter un pion pour ensuite pouvoir commander une bière à Aimé-Giral. Tristesse.

 

 

 

Par Idir Babaci - Publié dans : Analyse
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Vendredi 6 novembre 2009
Parce que chez Camembert Orange on ne fait pas que des analyses alambiquées du jeu de Sessegnon.
Parce que on sait aussi faire des blagues.
Parce que nous sommes des esthètes, afficionados de la mode capillaire. 
Parce que la coupe mulet est au football ce que les gants sont à un gardien de but ou la saucisse-frites au supporter lensois.
Parce que de Chris Waddle et ce jusqu'à Christiano Ronaldo en passant par le supporter Gueugnonnais moyen, la coupe mulet a toujours été omniprésente dans l'univers footballistique.
Voici quelques liens vers les plus belles coupes mulet du foot.
Enjoy (cliquez sur les photos et régalez-vous)

Pour les profanes de la coupe mulet


                                           

            

   
 

Par Camembert Orange - Publié dans : Foot
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