Show time à Los Angeles

Publié le par Masta

Rassurez-vous, je ne vais pas vous refaire toute une tirade sur les Lakers. Pas parce Kobe Bryant et consors marquent un petit coup d’arrêt, enchaînent les défaites et font maintenant figure d’outsiders à leur propre succession avec une simple 3ème place à l’Ouest. Non, cela serait clairement opportuniste et indigne d’un vrai supporter. Alors pourquoi ne pas parler des Lakers ? Tout simplement parce que, en ce moment, l’équipe en forme du côté de la Cité des Anges est les Clippers. Non, non, vous ne rêvez pas. Preuve en est, sur les 10 derniers matches, les Clippers ont un bilan de 6 victoires pour 4 défaites, le même que les Lakers.

En soi, dire qu’une équipe est en forme avec 60% de victoires sur les 10 derniers matches peut paraître un peu démesuré : ce bilan, pour une équipe phare de la Ligue, comme les Lakers, est bien maigre. Mais pour les Clippers, éternels losers de la NBA, cela relève presque du miracle. Dans notre dernier bilan NBA (link), cette petite phrase apparaissait : « Les Clippers sont derniers ». Et bien figurez-vous que ce n’est plus le cas (expressions d’étonnement sur tous les visages…) ! La bande à Griffin se hisse désormais à la 13ème place à l’Ouest avec un bilan de 11-24.

Focus sur les secrets de la réussite actuelle de l’autre équipe du Staples Center.


Le monstre

clippers-marvel.jpgComme dans toute équipe, il faut un franchise player. Et, une fois n’est pas coutume, c’est un rookie qui tient ce rôle chez les Clip’. Blake Griffin, 21 ans, 2 mètres 08 pour 115 kg peut enfin, après une année de blessure, nous montrer l’étendue de son talent. Face aux Nuggets, cette nuit, l’ancien de l’Université d’Oklahoma, drafté en première position en 2009, a enchaîné son 22ème double-double consécutif avec 22 points et 18 rebonds, record de la franchise égalé. Rappelons tout de même que la paire d’intérieur des Nuggets est composée de Kenyon Martin et de Néné, des clients au rebond. Bref, le rookie porte sur ses épaules le club californien et entraîne dans son sillage DeAndre Jordan, autre jeune intérieur qui monte (au sens propre comme au sens figuré). Avec Chris Kaman en plus (10,5 points, 7 rebonds), la raquette est sacrément verrouillée.

 

(Marvel a vu juste)


« Monster », nos collègues de Reverse n’auraient pu trouver meilleur qualificatif pour désigner Griffin (qui fait très justement la Une du dernier numéro). En plus de faire le taf très sérieusement dans la peinture, Griffin, avec ses 21,7 points et 12,7 rebonds par match, fait le show. Abonné à la première place du Top Ten, le Clipper nous congratule à chaque match d’un énorme dunk, d’un alley-oop en très très haute altitude, d’une claquette sur la tronche du pivot adverse, ou encore d’une interception suivie d’un coast-to-coast avec spin move et toute la panoplie technique, qui semble incongrue pour un joueur de ce gabarit. Dunkeur hors-pair, il pourra se défendre face à JaVale McGee, Serge Ibaka et Brandon Jennings lors du concours de dunks du prochain All Star Game, chez lui, à LA.

Pour le plaisir des yeux, son Top 10 perso de cette première partie de saison :

 

 

(Gallinari et Mozgov, l'intégration des Européens en NBA selon Blake Griffin)

 

A la mène, du solide

Avoir un, voire deux, monstre(s) dans la raquette, ça fait du bien à une équipe, mais ce n’est pas suffisant. La réussite actuelle des Clippers s’explique aussi par la bonne forme des deux meneurs-ailiers de la team : Eric Gordon (un shooting guard pur jus) et Baron Davis, un sophomore et un vétéran. A eux deux, ils compilent 32,6 points pour 11,1 passes décisives et 2 interceptions par match. Bon d’accord, ce n’est pas flamboyant mais cela convient parfaitement aux Clippers.

Pour les deux meneurs virevoltants, quoi de plus facile que d’avoir un mec comme Griffin dans la raquette ? Il prend position : bim, shoot extérieur. Il veut jouer le un contre un : bam, une passe décisive. Il part en contre-attaque : boum le alley-oop. N’importe quel meneur prendrait son pied avec Griffin, il suffit d’envoyer un saucisson à 4 mètres du sol pas trop loin du cercle et le gamin la claque dedans. Le « Baron », après des années de disette et de galères (à Golden State entre autres), retrouve une seconde jeunesse et se régale (les saucissons en l’air c’est son truc).

Mais encore ?

Tout n’est pas tout rose non plus pour les Clippers. L’équipe encaisse 101 points de moyenne pour 97 marqués. La défense fait un peu pitié, même si DeAndre Jordan prend une dimension défensive assez monstrueuse qui pourrait vite le faire devenir un épouvantail dans la raquette. Mais plus que la défense, c’est le banc des Clippers qui craint. Eric Bledsoe, Ike Diogu, Ryan Gomes, Randy Foye (arrivé tout droit de Minnesota qui voulait à tout prix le récupérer et qui a pour cela, à l’époque, laissé parti Brandon Roy. Encore un coup de génie made in Minnesota), Brian Cook… Pas de quoi faire rêver un coach. Mais bon, on ne sait jamais, peut-être vont-il réussir à suivre la dynamique enclenchée par Griffin. Ce sera la condition sine qua none pour que les Clippers aillent se faire botter les fesses par San Antonio au premier tour des playoffs.

Sinon, Vinny del Negro (rappelez-vous, il s’est fait virer de Chicago l’année dernière…) pourra toujours faire comme Minnesota :  tout faire pour récupérer des premiers tours de draft et se projeter dans l’avenir, encore et toujours.

 

LAclippers-cheerleader.jpg

(L'attraction principale au Staples Center ?)

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Publié dans Basket

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Commenter cet article
K
<br /> Del Negro, risque surtout de se projeter dans le mur à plus ou moins long terme,tout dépendra de son entente avec Blake, parce qu'avec Baron c'est déjà pas l'amour fou.<br /> Visiblement Vinny à suivie les trace de son mentor (Pop) mais Popovich à pour lui d'avoir eu un Robinson et un Duncan qui était plutot fait pour le moule militaire à tendance fasciste<br /> égocentrique.<br /> Vinny n'a pas ça en boutique, donc il a intérèt à avoir les faveur de la bête, sinon se sera valoches.<br /> Cela dit, s'il coûte pas trop cher il plaira à Sterling.<br /> <br /> <br />
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