Back to the early 90's
Je me souviens d'un temps pas si lointain où Chicago dominait sans commune mesure la Ligue, d'un temps où les taureaux réduisaient en miettes leurs opposants, d'un temps où Mickael Jordan glanait 6 bagues de champion pour devenir le meilleur joueur de toute l'histoire de la NBA. Pour beaucoup, cette période est révolue. Je m'oppose fermement à cette idée. Je le concède, les résultats ne sont pas au rendez-vous depuis plusieurs années. Mais peut-on pour autant enterrer définitevement les Chicago Boys ? Bien sûr que non ! La preuve en est, la fabuleuse série de play-offs l'an dernier contre Boston, champion sortant, sans doute l'une des plus belles de l'histoire. Même si les Bulls se sont inclinés au terme d'un 7e match d'anthologie, ils ont réveillé les espoirs éteints de leurs supporters et fait rejaillir cette période dorée.
Dernière équipe qualifiée pour les play-offs 2010, Chicago a sans aucun doute les ressources nécessaires pour aller plus loin que l'an dernier. Sur le fil, après 7 victoires lors des 10 derniers matches, la bande à Rose et Noah a privé Toronto de play-offs avec un bilan de 41 victoires pour autant de défaites. Une dynamique sur laquelle les Bulls devront rester s'ils ne veulent pas prendre une rouste au premier tour contre Cleveland, qui détient le meilleur bilan sur l'année et qui compte dans ses rangs celui qu'on ne présente plus, celui dont Rick Carlisle dit qu'il sera MVP jusqu'à la fin de sa carrière, le "King" Lebron James. Mais quand on y réfléchit bien, les Bulls ont largement les moyens de rivaliser avec Cleveland. A l'intérieur, Joakhim Noah sera plus que précieux face à un gars aussi expérimenté que Shaq. Jooks, c'est le catalyseur, le moteur de cette jeune équipe, le mec qui peut booster n'importe quelle équipe rien qu'en ouvrant la bouche, et c'est surtout le seul qui a osé dire à James de se la fermer pendant un match. Ca risque d'être assez électrique sur le parquet entre ces deux-là, et on s'en frotte les mains d'avance. Pour mémoire, lors de sa dernière blessure cette année, les Bulls ont enchaîné 10 défaites, série qui a pris fin a son retour. Le salut des Bulls passe par lui, à n'en pas douter. Brad Miller et Taj Gibson seront également les bienvenus dans la lutte du rebond face à Anderson Varejao, le Big Z Ilgauskas, revenu de son exil à Washington, et Daniel Gibson.
Pour ce qui est de la mène, énorme avantage pour les Bulls. Derrick Rose, le dynamiteur de défenses, le casseur de genoux, la rapidité à l'état pur, fera souffrir les extérieurs de l'Ohio. Bon okay, il reste James. Mais n'en déplaise à tous les sceptiques, Kirk Hinrich et Luol Deng sont deux excellents défenseurs qui pourront ralentir (je dis bien ralentir, et non contenir) James et le limiter à une trentaine de points par match. D'accord c'est trente points, mais ce gars-là peut en planter 50 quand bon lui semble contre n'importe quel autre défenseur. Et puis Hinrich est aussi une gâchette hors norme qui peut artiller à trois points avec une facilité déconcertante. Cette série sent la poudre et on ne peut que s'en réjouir !!!
Une fois l'obstacle Cavaliers surmonté, il ne restera plus aux Bulls qu'à éliminer les vieillards de la maison de retraite de Boston, plus qu'irréguliers cette année, et qui partagent avec Chicago l'illustre honneur d'être l'une des rares équipes à s'être fait taper par les pitoyables Nets. Puis il faudra résister aux assauts permanents du Magic d'orlando, les matraquages de cercle incessants et les contres dévastateurs "made in Krypton" de Dwight "Superman" Howard, la pluie battante de 3 points de Carter, Lewis et Pietrus. Car oui, le Magic c'est ça, un concours à 3 points et un Slam Dunk contest réunis, des mecs calibre All Star, un collectif bien rôdé. L'équipe relou à jouer par excellence, finaliste en 2009. Mais les Bulls ont des tripes. Ils vont vous le prouver.
Avouez-le, vouz rêvez tous depuis plusieurs années de voir à nouveau les Red sur le toit du basket mondial. Ces gars-là ont les capacités pour le faire, et ils le feront, un jour ou l'autre...
(Rien que pour sa tête de vainqueur, il mérite d'aller loin ce gars-là)