Envoyez Hatem sur Shutter Island !

Publié le par Babaci

Ben Arfa sort une saison de schyzophrène à en retourner plus d’un.

Aller-retour rapide sur deux parties de saison à thème pour un membre éminent du Bâtiment C.



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En début de saison, il réinvente magistralement le registre du joueur pas concerné qui cherche de l’aide, maillot floqué Mam Niang sur lui, chaîne en or qui brille, dribbles en trop, gestes justes peu fréquents, la mine ailleurs, la confiance des autres très très loin.

Depuis la reprise, il réinvente « sa destinée ». Youssoupha dans sa chanson du même nom, -sans trop se fouler non plus- annonce que « Moi j'suis à l'aise avec les miens qui m'entourent. », c’est peut-être pas plus compliqué que ça, un peu de confiance de son entourage, un transfert avorté en Grèce (ouf !), un enchaînement digne des plus grands qui flingue d’entrée le PSG, un but déterminant chez le Benfica et des actions de grande classe qui se succèdent à un rythme effréné.

La compréhension du changement de température footballistique brutal de Hatem n’a pas grand chose à envier à l’analyse du sulfureux Marshall tourmenté au passé compliqué dans la dernière production de Scorsese, si bien que le journaliste moyen qui ne voyait en lui qu’un « branleur » et qui voit désormais un « mec fort » passe un peu pour un con quant le spectateur versatile et naïf fan du beau Leonardo comprend que celui qu’il voulait aimer au début est en fait un grand malade. Le parallèle est osé mais il peut être tenté.

Le concerné a aussi le mérite d’être le seul joueur du monde à accompagner Léo Messi dans le registre de l’élimination directe et instantanée comme doctrine (on pourrait également citer Jaouad Zairi dans ce registre, mais non, on va oublier). Forcément il prend son grade de « croqueur » par l’organisation la plus puissante du foot français, « les retraités frustrés qui se font chier », que pourrait présider Jean-Michel Claqué, avec tous les bleus de « France 98 » au ministère de l’aigreur et de la critique facile.

Mais si c’est Mam Niang qui en score 16, le génie de Martin est bien chez Hatem et le marshall Teddy Daniels en est la métaphore la plus récente car la première qualité du joueur est d’être cinématographique par son imprévisibilité permanente. Si le serial-killer de défenseurs schyzos en tout genre en a tué plus d’un dans le passé par des grigri sournois, la suite s’annonce grandiose. (Allô Raymond)

Quant à la tronche de surfeur de 12 ans qui découvre le gel et les t-shirts Quicksilver, aka Mathieu Valbuena, on voit qu’il reste bien quant à lui son « Ghost Writer », le doute n’est plus permis.





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Publié dans Foot

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