Messi ou Ronaldo ?
Le classico de l’an dernier à Bernabéu avait accouché d’un orgasme. Même les supporters madrilènes s’étaient inclinés devant la magie de l’instant.
Les deux derniers ballon d’or, qui ont recrédibilisé un titre questionné à raison -depuis qu’il a été donné à Cannavaro plutôt qu'à Materazzi- seront donc le centre d’intérêt de cet article.
La dream team de Camembert Orange a autre chose à faire que de vous raconter qui va gagner ou que « ça peut peut–être être serré samedi » et va plutôt vous raconter qui est le meilleur joueur du monde.
Le QI.
Des joueurs supérieurement intelligents, c’est tout ce qu’on leur demande.
Match nul.
Le jeu.
Les nouveaux héros de temps modernes, les ailiers, ont remplacé les numéros 10 dans le panthéon du foot et fermé la gueule de Booba qui le méritait aussi sans doute un peu. Le grand joueur de foot contemporain semble donc être l’ailier moderne qui repique et te nike, moins de centreurs, mais des joueurs à tout faire. (Vous avez vu le but de Robben mercredi soir ?)
Match nul.
Le charisme.
Ces mecs ne parlent pas; ou ont atteint une ère d’influence commerciale trop poussée pour qu’on leur demande leur avis donc il n’apparaît pas intéressant de se concentrer là-dessus, autant comparer leur charisme de footeux, on trouvera à redire.
Messi qui marque un but, c’est un enfant qui shoote dans le château de sable de son copain, donc une joie enfantine tout simple qui ravit l’amateur de foot qui aime la simplicité. Bien, mais manque un poil de gangsta.
Dans le caste des joueurs qui existent pour frimer avec talent, Zlatan a un peu de classe, on le compare parfois à Cantona, Henry est injouable dans ce registre qu’il a rodé à merveille. Ronaldo est par contre un peu dégueux, on a presque envie de l’aimer quand tout un stade le siffle et qu’il cale une frappe dingue mais il frime aussi mal que Lebron James, et est la majeure partie du temps insupportable et ridicule, comme un enfant qui a volé le ballon de son voisin pour le crever. Bien, parce que détestable mais manque un poil d’humilité.
Match nul.
Le passé.
Le tout petit qui part de tout en bas et finit tout en haut, on en a même fait un torchon, « goal », il paraît. Classique et efficace pour les romantiques.
Le mal-aimé de l’île de Madère sur le continent à cause de son accent qui finit en beau-gosse riche décérébré incapable de se défaire de sa condition. Classique et efficace pour les nouveaux riches.
Match nul.
Les meufs de leur vie.
Ronaldo les cumule non-stop. Donc on s’est dit que sa mère était peut-être la femme de sa vie et elle se révèle plutôt funk. Pas mal.
Messi s’en sort bien également avec sa tête. Pas mal.
Match nul.
Bon au final, Nike ou Adidas ?
On s’en fout, le meilleur c’est Sessegnon.