"Ici c'est parti !"

Publié le par Babaci



Beaucoup de choses se disent et s’écrivent sur le PSG. Président puceau, coach-joueur historique qui aurait sauté en d’autres temps, actionnariat douteux qui rêve plus de projets immobiliers que de titres et de grands noms, supporters dépités depuis plus de 10 ans en l’absence de projet de jeu, de rêves européens.

Pourtant, le PSG est en train à l’heure actuelle de redevenir un vrai club, à défaut et avant de redevenir un grand club. Camembert Orange va vous expliquer pourquoi, avec les théories de la croissance endogène de Romer & Lucas en fond sonore.

 


Plus drôle que le Jamel Comedy Club.


En terme de boutades foireuses, l’histoire du PSG est plutôt riche, un tome du Berstein & Milza ne suffirait sans doute pas pour résumer une succession de choix tous aussi osés que géniaux qui ont conduit le PSG au statut du plus mauvais club de l’ancien G14 depuis la fin des années 90.

Le départ de Fiorèse qui ruine une saison entière, la moins-value de Nico Anelka, Lorik Cana, Fournier éjecté alors que 3ème, un président nomme Perpère (on pouvait gagner quelque chose avec lui ?)… Pas besoin de s’attarder sur une liste de choix qui ont conduit le PSG à ne ressembler qu’à une vaste blague, une réincarnation de Newcastle en France, le grand club de la lose, la culture de la « coupe » pour sauver la mise.

Il faut s’attacher à l’idée que le club, intrinsèquement malade, serait peut-être sur la voie de la guérison.




toure alioune 

                                                                    
                                                                Au PSG, on a même eu 2 PAC. RIP Alioune Touré.

 

 

 

Un modèle de développement rodé, « la doctrine Aulas », une croissance à long-terme, des externalités positives internalisées comme modèle.


Les lignes directrices sont connues : une stabilité certaine, des joueurs chevronnés de Ligue 1, des jeunes formés au club, une ambition modérée dans les résultats au début, puis à moyen terme, une qualification régulière en Champions League, des rentrées de thunes permanentes, et un recrutement toujours plus ambitieux sous le prisme de la continuité. Un modèle qui réussit en ce moment l’Ohème et Bordeaux. Fernandez/Gerets sur la canebière, Ricardo chez Juppé pour commencer calmement à zéro en enchaînant des qualifications en Champions League tout en acceptant d’y être ridicule, histoire juste d’investir l’été suivant dans un cercle vertueux rodé qui aboutit quelques saisons plus tard à des trios de choc qui dominent la ligue 1, Deschamps sauce Lucho/Cheyrou, Blanc sauce Gourcuff/Chamakh et Kambouaré sauce Edel/Traoré (rires).




Le point de départ d’une révolution culturelle : préfèrer Sakho à une icône.

 

Une sorte de point de départ. Refuser la pop idol Gaby, les cheveux dans le vent, le compte bancaire en Suisse, l’amour du maillot aux chiottes et le laisser aller chez l’ennemi. Et miser enfin sur des jeunes formés au club. Enfin Sakho, le seul crédible à ce niveau et avec cette exigence face à la pression. Lancer des djeuns de l’Ile de France, une sorte de nouveauté qui montre que le PSG veut s’assainir après 10 ans de grand n’importe quoi, d’argent dépensé n’importe comment, et miser sur le vivier d’une région qui lui aura laisser passer un nombre hallucinant de génie (Henry, Wiltord, Evra, Alou Diarra pour citer quelques contemporains)



 

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   Un t-shirt évocateur...




D’abord kiffer un peu le ventre mou.



Forcément, l’ambition paraît plus mesurée, surtout après deux années à se maintenir de justesse, résultat d’une dizaine d’années de gestion calamiteuse. Pauvre Pedro. S’habituer à peu, à la 5ème place comme objectif, recruter Jallet plutôt que mettre 20 millions dans Quaresma, garder Kambouaré malgré des résultats décevants et éviter les sempiternelles rumeurs Tigana ou Bianchi, tel est le nouveau leitmotiv du PSG nouveau, un PSG qui découvre la stabilité. Nombreux sont ceux qui crient au scandale, qui annoncent que l'absence de crise au PSG est due a un manque d'ambition. L’incohérence est criante, après avoir réclamé de la stabilité pendant des années, ils la conspuent. Le supporter du PSG est schyzo, c’est bien connu et facilement justifiable, ce club étant le seul d’une grande capitale européenne aussi nul.

 

Arsenal peut être un exemple. Wenger entend depuis des années qu’il manque d’ambition aves ses ados. Il rétorque que sa politique lui paraît la plus juste. Il est en train de réussir son pari. Arsenal ne sera peut-être pas champion cette année, mais son équipe très jeune ambiance toqué tient largement la route contre les pétrodollars russes, saoudiens qui font la pluie et le beau temps de la Premier League, décomplexée depuis longtemps. On pourrait citer Lille comme autre exemple. Jeunes talentueux (Hazard, Gervinho, Beria), bons joueurs de Ligue 1 (Balmont et Frau), une stabilité (Lille était relégable fin août, Seydoux a judicieusement jugé bon de ne rien changer), et des taules mis tous les week-ends à en faire frémir la moustache de Thiriez et son Big Four qui est en réalité un Big Three.

 

 

Demain, c’est loin…


Certes le PSG s’endort dans le milieu du tableau, cette saison s’annonce définitivement sans histoire mais il convient de souligner la poisse qui a suivi une équipe francilienne pas toujours à son aise, mais soudée derrière son coach (irrégularité historique) et toujours avec l’envie de se battre (la Kambouaré’s touch).





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                                                     "Tu veux pas me remplacer, j'en peux plus de ces gros nuls"
                                                                      "Je vais les secouer, parole de Kanak!
"



Sans changer quoi que ce soit à la situation du PSG, on peut souligner que avec des "si", on refait le monde et qu'il aurait été possible de réécrire l’histoire sans changer la cohérence de la saison actuelle.

 - une victoire contre Lyon au Parc aurait été méritée, avec une once de réalisme en plus

- une victoire contre Nice au Parc (souvenez-vous le scénario Hollywoodien, 3 poteaux et un but ignoble encaissé en contre à la dernière seconde sur un coup franc où Sessegnon glisse)

- Ruffier oublie sa dose de coke la semaine dernière et Paris gagne facilement

- ...

8 point de plus sans rien changer, soit 37 points et une 4ème place, histoire de nuancer la névrose actuelle, sachant que le meilleur joueur du PSG de la saison n’a presque toujours pas joué.

Le point noir demeure l’actionnariat, dont on ne connait toujours pas les réelles motivations. Un club très latin avec un fond de pension ricain, ça ne pouvait pas coller.

L’été prochain, il faudra investir pour remplacer Makélélé, trouver un milieu gauche, prier pour que Sammy garde son humour, que le duo Erding/Hoarau tourne à plein régime et alors le PSG pourra envisager le top 5, puis le top 4, puis…

 

 

 

 

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Publié dans Foot

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