Le (T)o Lose (F)ootball (C)lub et les coupes
Le TFC a une nouvelle fois perdu un match de coupe. Pas grave me direz-vous. Sauf que là, c'est contre Brest et ça fait mal après les promesses affichées par le jeu toulousain ces dernières sorties.
Bon au départ, Toulouse n'a jamais été une équipe de coupe même si la seule victoire notable du club reste la coupe de France. Même après les difficultés financières du club, la descente en national et la remontée en Ligue1, les supporters toulousains ne se font guère d'illusions quant aux chances des Pitchouns de lever une coupe devant le président de la République. Mais la qualification en deux ans à deux demi-finales et la progression du club (finies les éliminations contre un obscur club de DH, qualifications récentes à l'Europa League) ont permis l'apparition d'une idée, d'un rêve pour les plus pessimistes : la victoire d'une coupe nationale.
Parce que bon faut pas se leurrer, le championnat c'est pas demain la veille.
Bref, après l'élimination encourageante contre les marseillais la semaine dernière (je sais une élimination est rarement encourageante mais bon on avait rarement vu les Toulousains jouer aussi bien cette année), après le match nul mais plus que satisfaisant dans le contenu des joueurs du roméo Casanova, les violets n’allaient évidemment faire qu’une bouchée de ces bretons qui trustent les premières places de la ligue 2.
Mais non, malgré leur domination, malgré la pauvreté du jeu breton, les toulousains n’ont pas su faire la différence. Les hommes d’Alex Dupont ne se sont donc pas faits priés pour enfoncer la confiance de Valverde qui se fait pourrir chaque jour un peu plus sur les forums de supporters. Yohann «le messie» Pelé aura donc la place libre à son retour.

Pour les coupes cette année, Cetto tard...

Pour les coupes cette année, Cetto tard...
Alors à qui la faute ? Casanova stigmatise depuis plusieurs semaines les remplaçants qui ne sont pas à la hauteur. Certains titulaires se comporteraient en sénateurs. Cette défaite contre Brest a été digne d’un «match de vétérans» selon lui.
Les joueurs ? Valverde manque clairement de confiance : il hésite une fois sur deux dans ses sorties et chaque tir adverse cadré signifie un but. La défense est d’habitude solide mais mettre Tabanou latéral et le jeune Regattin en milieu gauche paraissait risqué. Ou alors cela montre peut être la volonté de l’entraîneur toulousain de privilégier le championnat.
Or le TFC est quasiment sauvé de la relégation et il n’y a pas le feu quant aux possibles places européennes. Mettre une équipe type aurait donc pu permettre de mettre le 11 toulousain à l’abri et ainsi pouvoir faire jouer les jeunes en fin de match. Mais le football n’est pas aussi prévisible qu’une relance de Jean-Alain «Kantz» Boumsong.
Casa’ n’est pas non plus exempt de tout reproche : les changements lors de la rencontre contre l’OM mercredi dernier n’ont pas été anondins dans la défaite. Mettre Kazim sur la gauche et Dupuis dans l’axe contre Brest aurait permis à Kazim de jouer à sa vraie place et à Dupuis de se faire les crocs. Une entrée en seconde période du jeune feu follet Regattin aurait apporté du sang neuf et un peu d’insouciance dans le triste jeu toulousain.
Le milieu de terrain, parlons-en. Ce milieu peut être un véritable rouleau compresseur comme contre Lyon dimanche dernier mais il peut vite se transformer en rampe de lancement pour des fusées à destination de l’attaque. Trop souvent cette année Capoue ou Didot jouaient à gagne-terrain avec les défenses adverses. Les milieux ont souvent fait leur part du travail défensif sans pour autant parvenir à amener le danger lors des phases offensives.
Mais ce qui va peut être emmerder le staff toulousain pour l’avenir est la gestion des attaquants et plus précisèment du cas Gignac. Pentecôte parti faire ses gammes au soleil, Gignac se retrouvait donc seul avec comme remplaçant le jeune Dupuis. L’international semblait ignorer la douleur d’une pubalgie récurrente mais le match contre Lyon l’a poussé à prendre 3 semaines de congés payés.
Or avec Gignac le TFC marquait peu, sans Gignac le TFC ne marque plus. Kazim n’est pas un attaquant, Dupuis est un agneau au milieu des loups. Le choix est vite fait. Casanova va devoir se creuser la tête pour trouver un schéma capable de ramener les spectateurs au Stadium pour le reste de la saison. Car tout n’est pas noir dans la ville rose : le jeu progresse depuis la reprise mais la finition n’est toujours pas là. Or pour remplir le Stadium, il faut marquer et surtout gagner, notamment contre les petites équipes. Cela ne suffit plus de se montrer contre les gros bras et devant les caméras. Il faut aussi assurer le boulot contre les petits pour espérer un titre majeur. Et ça, les joueurs ne semblent pas l’avoir compris depuis le cyclone Guingamp de l‘an passé.
Le TFC va donc devoir maintenant se tourner vers le championnat ce qui n’est peut être pas si mal pour la suite des évènements. Toulouse peut vite devenir chiant à jouer (à voir jouer) pour ses adversaires avec les atouts qu’on lui connaît. Une place dans les 8 premiers ne serait pas étonnante tant les violets ont montré plus de choses en un mois que depuis le début de la saison.
"Forcément quand on rejoint un grand club comme Lyon, bah on est content."
"Forcément quand on rejoint un grand club comme Lyon, bah on est content."
Le TFC et les coupes, un vrai gag
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